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SAVOIR FAIRE


Entretien vos tapis anciens et contemporains.

 

La technique, la difficulté, elle aime ça Anne. Heureusement, car songez seulement au poids et au volume que représente un tapis et imaginez le nombre de fois qu'elle le manipule pour le restaurer !
Elle commence toujours par un lavage à grande eau (à ne pas faire soi-même sans avoir pris la précaution de s'assurer que les couleurs tiennent). Ainsi nettoyé, le tapis peut faire l'objet d'un devis.
"D'abord, il faut que je comprenne le tapis, que je vois comment il est constitué. Il peut être l'oeuvre d'une personne ou d'une famille entière, etc. C'est seulement lorsque je le sens bien que je peux commencer à travailler", explique-t-elle.
Mais ce que préfère Anne ce sont les trous ! Elle commence par restaurer l'envers du tapis, constitué de la chaîne (maillage en long), et de la trame (maillage en travers). Première difficulté rencontrée, le serrage des noeuds : plus le nombre de noeuds au centimètre est élevé, plus le tapis est beau, plus le travail est méticuleux. Plus le tapis est ancien, plus il est dur. Seul un tapis fait main peut se restaurer, un tapis mécanique est irréparable.
Ces étapes franchies, Anne reconstitue le dessin à l'endroit. A l'aide d'une aiguille elle noue le fil, point par point. "Ce stade du travail est très intéressant. La restauration doit rester invisible au final. Il faut donc retrouver les couleurs exactes du tapis. Je dispose pour cela de plus de 1 000 écheveaux de couleurs et de grosseurs différentes. Sachant que plusieurs brins sont nécessaires pour créer une couleur...". Un travail qui exige, c'est certain, patience et minutie.

Tapis restauré, sens retrouvé


Un tapis troué est sans doute le plus bel exemple d'objet en perte d'identité. La comparaison avant/après restauration est alors des plus probantes. Restaurer des tapis, faits main uniquement car mécaniques ils sont irrécupérables, est un des métiers les plus valorisants. Un nettoyage en profondeur permet de retrouver les couleurs d'origine. Il est essentiel pour le travail de recherche qui s'en suivra : déterminer le matériau de fabrication, laine, coton ou soie ; les teintes et les dessins qu'il faudra reconstituer. C'est la phase préférée d'Anne Cauderlier, unique restauratrice de tapis sur les Pyrénées-Atlantiques. Elle est installée à Bayonne depuis 1993 et travail des tapis aux origines multiples, russes, iraniens, tibétains, pakistanais, chinois, sans vraiment tenir compte de leur valeur marchande. "Ce qui fait leur valeur, dit-elle, c'est moins leur provenance, que les mains qui les ont tissés". Dans le continuité, avec une pensée pour son prédécesseur, elle respecte équitablement chacune des pièces qui lui sont confiées.